En vous levant le matin, vous «textez» votre sœur afin de lui raconter votre soirée, ma foi assez mémorable. Puis vous vous habillez et vous dirigez en vitesse à l’université : il est déjà 8h25 du matin et vous avez une rencontre d’équipe à 8h30 !!! Étant dans le devoir urgent de les prévenir de votre retard, vous les contactez par cellulaire en marchant vers votre lieu de rencontre … Dix minutes plus tard, vous rejoignez votre groupe saine et sauve quelques minutes en retard. Ils ne vous en veulent pas, heureusement!

Évènement sans doute anodin me direz-vous. Un retard de plus, c’est tout. Mais n’y a-t-il pas autre chose d’alarmant dans cette mise en situation? Quelque chose de sournois, qu’on utilise sans trop se poser de questions, chose étant jugée désormais indispensable à notre vie (et j’exagère à peine!) : le cellulaire. Il est partout avec nous. Et quand je dis partout, c’est partout! On l’utilise à toutes les sauces. Évidemment, il peut tellement tout faire (voir nos deux premiers billets de blog en gage de preuve…). C’est notre meilleur ami quoi.
Mais s’il fallait s’en méfier? S’il fallait le remettre en question. Je ne tenterai pas de créer une révolution en écrivant ce billet, loin de là! Mais plutôt de vous faire réfléchir sur l’utilisation du «téléphone à tout faire». Car, comme vous allez le voir, on ne se questionne pas assez sur le sujet …
Tout d’abord, je me dois de vous expliquer comment fonctionne un téléphone cellulaire. Son fonctionnement se différentie des téléphones conventionnels à fils et de ceux sans fils. De manière très globale, la transmission du signal se conclue par les airs plutôt que par un fil. On doit donc faire appel à un émetteur et un récepteur de signal micro-ondes, constituants du cellulaire qui sont directement en contact avec notre cerveau lorsque nous conversons. Ainsi, lorsque l’émetteur émet un signal quelconque, des radiations micro-ondes traversent le cerveau. Le même procédé existe pour les téléphones sans fils, mais l’intensité des ondes est 130 000 fois moins puissante. Ceci étant dit, le danger potentiel du cellulaire réside dans le fait qu’il fonctionne par micro-ondes. Ces ondes sont étudiées depuis déjà plusieurs années et ont fait l’objet de plusieurs remarques. Voici une brève liste faisant état des effets des micro-ondes sur le vivant, à vous de jugez de leur crédibilité … :
- À l’Université de Washington à Seattle, un professeur (Henry Lai) a prouvé qu’en irradiant des rats pendant une durée de deux heures consécutives à une puissance deux fois moins élevée que celle d’un cellulaire, le code génétique des cellules de leur encéphale (l’ADN) s’est retrouvé endommagé. D’après Mr. Lai, “cela peut mener à des mutations qui causent le cancer et finalement, la mort des cellules”;
- Après seulement quelques minutes, suite à l’irradiation de micro-ondes, le cœur d’un embryon de poulet a arrêté de battre … ;
- Une exposition d’environ huit heures aux micro-ondes a eu pour effet sur les neurones de rats la production de protéines tumorales (celles causant le cancer);
- Les micro-ondes affaiblissent la capacité des cellules à générer les substances naturelles qui nous débarrassent des déchets toxiques produits par notre organisme (effet comparable qu’on les maladies neurodégénératives comme l’Alzheimer);
- une expérience effectuée (en 1997) par des chercheurs de l’hôpital Royal Adelaide (hôpital Australienne) a démontré que des rats exposés aux micro-ondes, et ce, 60 minutes par jour sur une période de 9 à 18 mois, ont développé le double de cancers du système lymphatique que des rats non-exposés à ces ondes.
Bien entendu, ces expérimentations ont été effectuées sur des animaux : on ne connait donc pas l’effet RÉEL de ces ondes sur l’humain. Mais ce qui est clair, c’est que celles-ci ont un effet néfaste sur le vivant (les animaux). Et, nous sommes nous-mêmes des vivants …

Il n’y a pas que les études qui sonnent les cloches relativement à l’emploi du cellulaire. Le comportement des compagnies de cellulaires est, ma foi, assez suspicieux! Voici un exemple, tiré intégralement de l’émission scientifique «Découverte» :
« Au milieu des années 90, l’un des plus important fabricant de téléphones cellulaires au monde – Motorola – subventionne Gerry Phillips et son équipe pour une expérience.
Ses résultats montrent que le signal du téléphone numérique de l’entreprise augmente les bris d’ADN – le matériel du code génétique – sur des cellules humaines en laboratoire. Il dévoile les résultats de l’expérience au directeur scientifique. Ce dernier demande au patron de Gerry Phillips de changer les résultats.
“Ils m’ont carrément demandé de modifier le protocole de mon expérience et de réécrire mes résultats en fonction de conclure que les ondes du cellulaire n’augmentent pas les bris d’ADN” affirme Gerry Phillips.
C’est la consternation dans l’équipe. Des membres quittent le bateau, la compagnie se retire et Gerry Phillips publie finalement ses résultats sans les modifier.»
Et puis … :
«L’étude sur les cancers lymphatiques de l’Hôpital Adelaide est un bon exemple. Celle-ci a été subventionnée par la plus importante compagnie de télécommunication d’Australie, Telstra. Lorsque l’équipe du Dr Michael Repacholi a présenté ses résultats aux dirigeants de Telstra, ces derniers ont décidé d’attendre deux ans avant de les rendre publics et ont interdit aux scientifiques d’en dévoiler le contenu.»
Constat d’un chercheur … :
«”Historiquement, lorsque l’industrie a subventionné une université pour faire de la recherche, elle a tenté de cacher les résultats ou bien elle fait signer un contrat au chercheur lui interdisant de publier son étude, le temps de préparer une campagne de publicité pour minimiser l’impact des résultats” affirme le chercheur Neil Cherry.
Il avoue lui-même recevoir des menaces de l’industrie depuis qu’il parle ouvertement de la façon dont la recherche scientifique se déroule dans ce domaine.»
Pourquoi nous cache-t-on toute cette information? Pourquoi les compagnies censurent-elles les résultats des recherches qu’elles subventionnent? Je vous laisse vous questionnez…
Bref, en guise de conclusion, peut-être que les cellulaires n’ont aucun effet actuellement sur les humains. Peut-être qu’ils en auront jamais. Peut-être que mon questionnement est trop poussé. Mais, si les cellules d’animaux réagissent de façon négative aux ondes qu’on retrouve dans les cellulaires, je trouve qu’il a matière à remettre cette TI en question, surtout que les cellulaires d’aujourd’hui sont plusieurs fois plus puissants que ceux dans les années 90 (donc ceux qui ont servi aux études présentées ici).
Sur ce, bonne semaine.
Dominique Cyr

Source : http://www.radio-canada.ca/tv/decouverte/45_danger_cell/intro.html