Category: Articles de Dominique


Je ne vous surprendrai pas en vous disant que les cellulaires ont changé bien des façons de faire. Les exemples les plus simples à vous donnez relèvent de votre vie quotidienne. Effectivement, désormais, vous pouvez discutez n’importe où avec quelqu’un sur la ligne, envoyez des SMS à votre collègue de travail quand vous le souhaitez, utilisez une application afin de savoir où vous êtes … Bref, il constitue en quelque sorte un ami très … enviable !

 

Mais justement, celui-ci n’est pas simplement enviable par vous. Quelques organisations ayant compris que certaines personnes sont «légèrement» dépendantes de leur téléphone personnel, elles tentent d’en profiter. C’est le cas des OSBL (organisme à but non lucratif), qui, désormais, entreprennent leurs campagnes de promotions directement sur … vos mobiles ! Comment ? Tout simplement en vous envoyant des SMS vous sollicitant à adhérer à leur cause ou,  bien entendu, faire sens de bonté (bref, leur donner des dons !).  Et, bien que je vous entends déjà dire «Pas encore des cochonneries», le principe semble bien fonctionner. La réussite s’appuie sur le fait que, contrairement aux courriels indésirables (SPAM), les SMS sont lus par la personne visée (tendance qui se remarque chez la plupart des gens). La publicité étant vue, le contact est réalisé avec la personne cible. Bref, il ne reste qu’à souhaiter que votre cause l’intéresse !

http://fr.mobiles.tacticaltech.org/en/helpfundraising

 

Totalement à l’écart de cette dernière démonstration, les téléphones portables ont des effets notables sur un autre type d’organisation, mais un peu plus gros cette fois-ci : sur l’Afrique. En effet, l’Afrique étant un pays sous-développé, il devient intéressant de se questionner vis-à-vis l’impact de l’arrivée des mobiles à l’intérieur de ses terres. D’abord, il est à noter que certaines personnes soutiennent que son arrivée est la pire chose qui pouvait arriver pour le continent, et d’autres glorifient sa venue (et non, je ne parle pas ici seulement des compagnies de téléphones portables … !). C’est en ce sens un sujet pleinement débattu actuellement, voilà donc tout l’intérêt de s’y arrêter. Je vous propose donc un petit survol afin de connaître l’enjeu actuel et non pas une analyse toute entière (car, croyez moi, il a moyen d’exposer pendant un bout !).

À priori, les pays d’Afrique font partie des territoires où l’essor des cellulaires est le plus flagrant. Peut-être paradoxal en soi (ces pays abritant des communautés extrêmement pauvres), mais il en reste que cette technologie semble s’être popularisée auprès du peuple africain. C’est donc à partir de ces faits que se fondent les espoirs de plusieurs analystes. D’abord, il serait possible de voir diminuer le taux d’analphabètes, les utilisateurs des mobiles ayant la possibilité d’apprendre les rudiments de l’écriture par le biais des messages textes. Les compagnies luttant  contre le sida voient également une belle occasion de s’attaquer  à cette maladie fortement mortelle en Afrique en utilisant les SMS comme outil de sensibilisation.

D’un autre côté, qui dit expansion rapide côté technologique, dit réglementation difficile. Et c’est le cas en Afrique. La résultante de cette croissance vertigineuse va à l’encontre des bienfaits souhaitables pour les Africains : des prix plus élevés que la normale sont actifs et la concurrence est très faible. Déjà que les contrats de téléphones cellulaires s’avèrent onéreux et compliqués pour plusieurs d’entre nous, ici, au Canada, imaginez un système mal réglementé. Il est donc certain que plusieurs abus vont subvenir, les clients des compagnies de téléphones en Afrique étant principalement des personnes peu éduquées. Évidemment, on ne peut pas passer à côté du fait que l’arrivée des mobiles entraîne une négligence envers des besoins plus importants (habillement, logement, nourriture, etc.). Ces personnes, ne disposant pas d’autant de ressources financières que nous, doivent couper sur d’autres choses pour pouvoir se procurer et entretenir les contrats qu’ils achètent…

http://www.idrc.ca/fr/ev-135108-201-1-DO_TOPIC.html

Et qu’en est-il de vous? Que faites-vous avec votre cellulaire? Avec vous des anecdotes à raconter par rapport à son utilisation?

Bonne semaine ! :)

Dominique Cyr

Mon ami le cellulaire

En vous levant le matin, vous «textez» votre sœur afin de lui raconter votre soirée, ma foi assez mémorable. Puis vous vous habillez et vous dirigez en vitesse à l’université : il est déjà 8h25 du matin et vous avez une rencontre d’équipe à 8h30 !!! Étant dans le devoir urgent de les prévenir de votre retard, vous les contactez par cellulaire en marchant vers votre lieu de rencontre … Dix minutes plus tard, vous rejoignez votre groupe saine et sauve quelques minutes en retard. Ils ne vous en veulent pas, heureusement!

 

Évènement sans doute anodin me direz-vous. Un retard de plus, c’est tout. Mais n’y a-t-il pas autre chose d’alarmant dans cette mise en situation? Quelque chose de sournois, qu’on utilise sans trop se poser de questions, chose étant jugée désormais indispensable à notre vie (et j’exagère à peine!) : le cellulaire. Il est partout avec nous. Et quand je dis partout, c’est partout! On l’utilise à toutes les sauces. Évidemment, il peut tellement tout faire (voir nos deux premiers billets de blog en gage de preuve…). C’est notre meilleur ami quoi.

Mais s’il fallait s’en méfier? S’il fallait le remettre en question. Je ne tenterai pas de créer une révolution en écrivant ce billet, loin de là! Mais plutôt de vous faire réfléchir sur l’utilisation du «téléphone à tout faire». Car, comme vous allez le voir, on ne se questionne pas assez sur le sujet …

Tout d’abord, je me dois de vous expliquer comment fonctionne un téléphone cellulaire. Son fonctionnement se différentie des téléphones conventionnels à fils et de ceux sans fils. De manière très globale, la transmission du signal se conclue par les airs plutôt que par un fil. On doit donc faire appel à un émetteur et un récepteur de signal micro-ondes, constituants du cellulaire qui sont directement en contact avec notre cerveau lorsque nous conversons. Ainsi, lorsque l’émetteur émet un signal quelconque, des radiations micro-ondes traversent le cerveau. Le même procédé existe pour les téléphones sans fils, mais l’intensité des ondes est 130 000 fois moins puissante. Ceci étant dit, le danger potentiel du cellulaire réside dans le fait qu’il fonctionne par micro-ondes. Ces ondes sont étudiées depuis déjà plusieurs années et ont fait l’objet de plusieurs remarques. Voici une brève liste faisant état des effets des micro-ondes sur le vivant, à vous de jugez de leur crédibilité … :

- À l’Université de Washington à Seattle, un professeur (Henry Lai) a prouvé qu’en irradiant des rats pendant une durée de deux heures consécutives à une puissance deux fois moins élevée que celle d’un cellulaire, le code génétique des cellules de leur encéphale (l’ADN) s’est retrouvé endommagé. D’après Mr. Lai, “cela peut mener à des mutations qui causent le cancer et finalement, la mort des cellules”;

- Après seulement quelques minutes, suite à l’irradiation de micro-ondes, le cœur d’un embryon de poulet a arrêté de battre … ;

- Une exposition d’environ huit heures aux micro-ondes a eu pour effet sur les neurones de rats la production de protéines tumorales (celles causant le cancer);

- Les micro-ondes affaiblissent la capacité des cellules à générer les substances naturelles qui nous débarrassent des déchets toxiques produits par notre organisme (effet comparable qu’on les maladies neurodégénératives comme l’Alzheimer);

- une expérience effectuée (en 1997) par des chercheurs de l’hôpital Royal Adelaide (hôpital Australienne) a démontré que des rats exposés aux micro-ondes, et ce, 60 minutes par jour sur une période de 9 à 18 mois, ont développé le double de cancers du système lymphatique que des rats non-exposés à ces ondes.

Bien entendu, ces expérimentations ont été effectuées sur des animaux : on ne connait donc pas l’effet RÉEL de ces ondes sur l’humain. Mais ce qui est clair, c’est que celles-ci ont un effet néfaste sur le vivant (les animaux). Et, nous sommes nous-mêmes des vivants …

 

Il n’y a pas que les études qui sonnent les cloches relativement à l’emploi du cellulaire. Le comportement des compagnies de cellulaires est, ma foi, assez suspicieux! Voici un exemple, tiré intégralement de l’émission scientifique «Découverte» :

« Au milieu des années 90, l’un des plus important fabricant de téléphones cellulaires au monde – Motorola – subventionne Gerry Phillips et son équipe pour une expérience.

Ses résultats montrent que le signal du téléphone numérique de l’entreprise augmente les bris d’ADN – le matériel du code génétique – sur des cellules humaines en laboratoire. Il dévoile les résultats de l’expérience au directeur scientifique. Ce dernier demande au patron de Gerry Phillips de changer les résultats.

“Ils m’ont carrément demandé de modifier le protocole de mon expérience et de réécrire mes résultats en fonction de conclure que les ondes du cellulaire n’augmentent pas les bris d’ADN” affirme Gerry Phillips.

C’est la consternation dans l’équipe. Des membres quittent le bateau, la compagnie se retire et Gerry Phillips publie finalement ses résultats sans les modifier.»

Et puis … :

«L’étude sur les cancers lymphatiques de l’Hôpital Adelaide est un bon exemple. Celle-ci a été subventionnée par la plus importante compagnie de télécommunication d’Australie, Telstra. Lorsque l’équipe du Dr Michael Repacholi a présenté ses résultats aux dirigeants de Telstra, ces derniers ont décidé d’attendre deux ans avant de les rendre publics et ont interdit aux scientifiques d’en dévoiler le contenu.»

Constat d’un chercheur … :

«”Historiquement, lorsque l’industrie a subventionné une université pour faire de la recherche, elle a tenté de cacher les résultats ou bien elle fait signer un contrat au chercheur lui interdisant de publier son étude, le temps de préparer une campagne de publicité pour minimiser l’impact des résultats” affirme le chercheur Neil Cherry.

Il avoue lui-même recevoir des menaces de l’industrie depuis qu’il parle ouvertement de la façon dont la recherche scientifique se déroule dans ce domaine.»

Pourquoi nous cache-t-on toute cette information? Pourquoi les compagnies censurent-elles les résultats des recherches qu’elles subventionnent? Je vous laisse vous questionnez…

Bref, en guise de conclusion, peut-être que les cellulaires n’ont aucun effet actuellement sur les humains. Peut-être qu’ils en auront jamais. Peut-être que mon questionnement est trop poussé. Mais, si les cellules d’animaux réagissent de façon négative aux ondes qu’on retrouve dans les cellulaires, je trouve qu’il a matière à remettre cette TI en question, surtout que les cellulaires d’aujourd’hui sont plusieurs fois plus puissants que ceux dans les années 90 (donc ceux qui ont servi aux études présentées ici).

Sur ce, bonne semaine.

Dominique Cyr

 

Source : http://www.radio-canada.ca/tv/decouverte/45_danger_cell/intro.html

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